Boris Diaw est un joueur de basket français ayant évolué en NBA, la ligue américaine de basket, le Graal du secteur. Loin du ballon, Boris Diaw est également un homme inspirant, aux multiples motivations. 

 Quatrième sport préféré des Français, le basket en fait rêver plus d’un. Et pour cause, au-delà du sport, le ballon orange est tout un mode de vie. Largement influencé par les États-Unis et la NBA, notre basket bleu-blanc-rouge rêve en anglais. En matière de rêve, les joueurs français sont adeptes de les réaliser. C’est notamment le cas de Boris Diaw, joueur bien français qui a rejoint les bancs de plusieurs équipes américaines au fil de sa carrière. Boris Diaw est une inspiration pour de nombreux amateurs de basket, de tous âges, et pas uniquement pour ses qualités de joueur. 

Le ballon orange, dans les gênes

Boris Babacar Diaw-Riffiod est né en 1982. Il a grandi dans le sud-ouest, entre Bordeaux et les Landes. Entre pins, vignes et océan, entouré de cette nature atlantique que l’on aime tant. Petit, il suit sa mère de loin, et l’accompagne parfois sur les parquets de la Prénationale féminine, avec l’équipe de Mont-de-Marsan. Au poste de pivot, elle est l’une des meilleures joueuses de son époque. Durant sa carrière nationale, elle totalise 247 sélections en équipe de France. Vous avez sûrement reconnu Elisabeth Riffiod. Ainsi, Boris Diaw et son frère Martin trainent dans les gradins, ballon en main. Ils deviennent très vite mordus de la balle orange.

Boris Diaw commence sa carrière dans les petits clubs, Mont-de-Marsan bien sûr, puis la JSA Bordeaux. Les camps de basket estivaux, sa passion et son envie transforment Boris en un jeune joueur prometteur. Il intègre alors, en 1998, le Centre Fédéral de Basketball de Paris. À 16 ans, il suit les traces d’un autre frenchie adulé, Tony Parker, passé au CFBB un an auparavant. Boris Diaw occupe pendant deux ans les parquets du centre fédéral. Deux années où il gagne de l’expérience et du niveau, en jouant en Nationale 1. Cette période fédérale est propice au jeune Boris Diaw qui, en dehors de ses entraînements, continue à se passionner pour les stars de son sport. 

Une carrière unique

Au début des années 2000, Boris Diaw retrouve son sud en intégrant le club palois de l’Élan Béarnais. Les Bleu et Blanc jouent alors le championnat de France Pro A et la volonté du club est de faire jouer les jeunes. Le centre de formation de l’Élan est un vivier de recrues talentueuses, qui entrent régulièrement sur le terrain, même lors des matchs à enjeu. Boris Diaw découvre à Pau le monde du basket professionnel. En trois saisons, il progresse énormément, au point d’être désigné meilleur joueur français de la ligue.
Trois saisons sont suffisantes pour construire le jeu du jeune basketteur. Il se révèle en équipier altruiste, qui joue pour l’équipe et non pour ses statistiques. Un jeu qui lui sera reproché.

La NBA, le rêve américain

L’année 2003 est celle où Boris réalise le rêve de milliers de jeunes basketteurs. Il est sélectionné au premier tour de la draft. Une franchise de la NBA souhaite l’avoir dans son vestiaire. Un honneur, une fierté, un objectif, à 21 ans, Boris Diaw a des étoiles plein les yeux. 

De 2003 à 2005, il est joueur de l’équipe des Hawks d’Atlanta. Avec eux, Boris fait grimper ses statistiques en offrant un jeu polyvalent et global. Mais un changement d’entraîneur en seconde saison l’éloigne du cinq de départ. Il se passe la même chose à Phoenix (avec les Suns) puis à Charlotte (équipe des Bobcats). À chaque fois, le jeu de Boris Diaw, celui demandé par l’entraîneur en place, ne correspond pas à celui attendu par son remplaçant. Il se révèle en joueur bon à tous les postes, mais difficile à caser, qui se fait vite reprendre par les rookies de l’année. Boris Diaw fait néanmoins une carrière magnifique en NBA, dans différents clubs, sous différents maillots. Juillet 2016, il enfile ses dernières couleurs américaines, le or et le noir des Utah Jazz. Il quitte les parquets de la NBA, mais il faut néanmoins attendre 2018 pour qu’il prenne sa retraite sportive, en laissant libre sa place au Métropolitains 92. 

Ranger le short, et après ?

Moins de quarante ans et déjà retraité, c’est la vie des sportifs de haut niveau. Mais dans le quotidien de Boris Diaw, la retraite est loin d’être synonyme de farniente. 

Passionné de photographie, l’ancien joueur continue à user de ses mains et de son agilité pour capturer les instants de vie. La faune sauvage, la nature, voilà des sources intarissables d’inspiration que Boris s’applique à immortaliser. Pour avoir toujours quelque chose à mettre devant son objectif, Boris Diaw passe son temps en pleine nature. Disons plutôt une partie de son temps. 

Après une vie bien remplie de rêves réalisés, Boris Diaw profite maintenant de chaque seconde et de l’oisiveté offerte par le quotidien sur un voilier. Six mois par an, son catamaran Babac le porte sur les mers du monde, à la découverte des paysages aussi splendides que fragiles. L’exploration au sens large, des contrées lointaines aux profondeurs de la grande bleue. Mais dans ces profondeurs inconnues, Boris garde en tête un autre monde, un autre rêve, l’espace. Il ne s’en cache pas, la vie de Thomas Pesquet le fait rêver. S’il est trop tard aujourd’hui pour embarquer sur l’ISS, il est toujours temps de faire l’expérience de l’apesanteur. Doux rêve ou réel objectif, seul Babac a la réponse.
Quand il n’est pas sur son voilier, Boris Diaw évolue au poste de manager général adjoint de l’équipe de France de Basket. On le retrouve également à la présidence du conseil d’administration de l’INSEP. Finalement, on ne se défait pas si facilement de sa passion. 

Qui est vraiment Boris Diaw ?

Déjà quelques lignes que vous lisez l’histoire de Boris Diaw. Cependant, peut-être que, comme moi, il y a quelques semaines, vous connaissez mal le personnage. Rattrapons cela. 

Boris Diaw et le basket

Boris Diaw n’est pas n’importe quel joueur de basket. On le classe volontiers parmi les cinq meilleurs joueurs français. Et pour cause, il totalise 247 sélections -autant que sa mère- ainsi que de nombreuses médailles. Il est drafté en 2003 et devient le septième français de l’histoire à rejoindre la NBA, un an après un certain Tony Parker. 

On l’a vu, Boris Diaw sait tout faire. Sur le terrain, il est à l’aise à tous les postes. Meneur, ailier, arrière… Quand il est dans le cinq, on ne connaît pas son poste avant le coup d’envoi. Lui-même non plus d’ailleurs, puisqu’il est habitué à changer de position en cours de match. Cette flexibilité lui donne une vision globale et altruiste du jeu. Mais, comme tous ceux qui sont bons partout, il peine à trouver sa place dans ses différentes équipes.

Un retraité inarrêtable

Depuis qu’il a pris sa retraite sportive en 2018, Boris s’attache à réaliser ses rêves. Voyages, photographie, espace, il coche une à une les cases de sa liste de choses à faire avant de mourir. Pas de panique, il lui reste encore un peu de temps libre pour contribuer à l’essor du basket national et à la formation des jeunes espoirs.

Je n’ai jamais rencontré Boris Diaw, mais je me suis penchée sur de nombreux articles et interviews pour préparer ce portrait biographique. Il en ressort l’altruisme incroyable de Boris Diaw. Le basket est un sport collectif et Boris embarque cette qualité dans toutes les facettes de sa vie. En témoigne son implication dans différentes associations caritatives, militant pour l’accès au sport des jeunes Sénégalais. 

L’autre trait de caractère qui m’impressionne chez Boris Diaw est qu’il relativise. Il le dit lui-même, il relativise tout, disant de chaque mauvaise situation qu’elle pourrait toujours être pire. Cette vision de la vie va dans les deux sens. Selon lui, les grandes réussites n’ont pas plus de valeur que les échecs cuisants. Une fois le match, la course, l’événement terminé, quelle que soit l’issue, on va de l’avant. Aujourd’hui, Boris Diaw dit qu’il s’amuse au quotidien, qu’il prend la vie à la légère en profitant de tous les bons moments.

Une dernière petite information inédite pour les inconditionnels de Babac. Il est encore possible de le voir enfiler le maillot avec le club de Biscarrosse dans les Landes. Son nouvel objectif, remporter la Coupe des Landes avec cette équipe de DM3.

Pour rester sur le basket, découvrez également l’histoire d’Antoine

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