Histoire de famille émouvante : découvrez comment écrire et structurer les récits de vos proches pour créer un livre mémorable et touchant.
Écrire l’histoire de sa famille est une aventure fascinante et émouvante. Que vous souhaitiez immortaliser les souvenirs de vos grands-parents, raconter les anecdotes qui se transmettent de génération en génération, ou simplement créer un héritage pour vos enfants, ce projet peut sembler à la fois excitant et intimidant. Dans cet article, nous vous guiderons à travers les étapes essentielles pour transformer ces souvenirs précieux en un livre captivant. Nous aborderons d’abord comment visualiser votre ouvrage final, puis comment structurer votre récit de manière fluide et attrayante. Vous découvrirez également l’importance du choix des temps de narration et du point de vue, ainsi que des astuces pour retranscrire les émotions avec finesse. Préparez-vous à plonger dans l’univers de votre famille et à revivre des moments inoubliables tout en les partageant avec vos proches. Prêt à commencer cette belle aventure ? Allons-y !
Sommaire
Conseil pour raconter l’histoire de sa famille : la vision globale
Avant de le lancer dans le travail de collecte des souvenirs, je vous recommande de visualiser votre livre final. Prenez quelques instants, une feuille vierge et de quoi écrire, pour imaginer ce à quoi ressemblera le livre. Notez tout ce qui vous passe par la tête, toutes les idées, tous les détails.
Voici quelques questions pour vous aiguiller :
- quel est le format du livre, A5, poche, grand livre ?
- ce livre intègre-t-il des photos, extraits de lettres, papiers souvenirs ?
- que va raconter ce livre ?
- à qui allez-vous le distribuer ?
Il existe 1000 autres questions à (se) poser lors de cette première étape de création. Si le livre est à destination de votre famille, n’oubliez pas que vous pouvez également questionner vos futurs lecteurs quant à leurs attentes !
Une fois ce premier travail réalisé, vous avez devant vous votre maquette de livre. Voilà ce vers quoi vous devez aller pour créer le livre de vos rêves. Garder cet objectif en ligne de mire est la clé pour captiver vos lecteurs tout au long du récit, surtout lorsque l’on raconte une histoire de famille émouvante.
Soigner son plan avec différentes méthodes
Toujours dans l’optique de rendre votre livre attrayant, facile à lire et bien organisé, il convient de prendre encore un peu de recul avant de collecter les souvenirs.
Créer la maquette de l'histoire
Pour cette étape, je vous propose de plonger dans votre maquette de livre et d’imaginer votre futur plan. Normalement, vous savez quel proche vous allez interviewer et quel évènement vous souhaitez raconter. Mais allons au-delà de ces éléments. Demandez-vous comment organiser la future matière que vous allez collecter. En effet, prenez le temps de feuilleter mentalement le futur livre, chapitre après chapitre. Vous pouvez également nommer ces chapitres, réfléchir à leur poids dans le livre, mais surtout, à leur emplacement.
Traditionnellement, les biographies familiales sont rédigées en suivant un ordre chronologique. On entame le livre à la naissance du narrateur et on le referme sur sa fin de vie. Livre à vous cependant de changer l’ordre des choses. En biographie, tout est possible !
Le plan idéal
Par contre, j’attire votre attention sur l’importance d’avoir un plan établi en amont. Ainsi, vous pouvez y revenir dès que vos idées s’emmêlent.
Fixer son plan à l’avance est crucial pour bien organiser son récit lorsque l’on raconte une histoire de famille émouvante. Par contre, il n’est pas interdit de s’en éloigner. Si votre narrateur a la mémoire confuse ou se perd dans ses souvenirs, hors de question de le couper en lui imposant le plan préalablement choisi. Rester flexible assure une expérience sereine à vos biographiés.
La méthode des pierres du torrent
Ainsi, afin de palier aux trous de mémoires et aux remises en question du plan, je vous propose une méthode pour en définir un, sans qu’il soit immuable. Avec la méthode des pierres du torrent, définissez les grandes lignes de votre récit. Notez les grands évènements ayant marqué la vie de votre narrateur, ainsi que ceux qui méritent d’apparaître dans sa biographie. Les pierres sont vos grands axes de travail. Mais, comme dans tout torrent qui se respecte, il y a aussi de nombreux petits cailloux qui façonnent le profil du cours d’eau. Ces petits détails vous seront offerts par votre narrateur, au fil des entretiens !
Un récit familial unique, où l’art de raconter ses souvenirs de sa famille, dans un livre mémorable, à passer entre les générations.
Écrire sa vie, quelle drôle d’idée. Pourtant, on lit bien volontiers des récits de vie de personnalités publiques ou de sportifs. De là à se raconter soi-même, ce n’est pas le même défi.
Choisir les temps du récit pour rédiger ses souvenirs de famille
Dans les souvenirs, tout est possible. Le passé peut devenir présent, l’avenir peut se rêver futur, les temps anciens peuvent avoir eu lieu il y a quelques heures, on ne connait pas de limite. Seulement, lorsque l’on rédige une biographie, il est préférable de choisir un temps et de s’y tenir. En règle générale, la biographie familiale retrace une histoire de famille ; on tend donc à utiliser le passé. Mais parmi les cinq temps du passé, lequel choisir ?
Encore une fois, il n’existe pas de bonnes réponses à cette question. On passe généralement de l’un à l’autre sans s’en apercevoir. Rédiger au passé permet aussi au narrateur de commenter ses souvenirs. Quand j’étais petit, je ne faisais jamais de sport alors qu’aujourd’hui je suis dehors tous les jours. Attention cependant à ne pas abuser de ces changements de temps, au risque de perdre vos narrateurs.
Autre pratique, peu répandue, mais existe, la rédaction au présent. Je nais à Paris en 1950, je travaille toute ma vie à l’usine… Écrire au présent revient à plonger de lecteur dans l’immédiateté des souvenirs. Attention, cette pratique a tendance à rendre le récit un peu plat, ce qui n’est pas l’idéal pour raconter une histoire de famille émouvante.
Présent, passé, le temps du récit importe peu. Ce qui compte est de choisir un temps et de le garder tout au long du livre !
Je, il, qui parle ?
Cette question a normalement trouvé réponse dans la première partie de cet article : la vision globale. Si ce n’est pas le cas, voici quelques exemples de narration.
le narrateur acteur : le cas le plus fréquent. Votre narrateur raconte ce qui lui est arrivé, ce qu’il a vécu. Le livre est celui de ses souvenirs, écrit à la première personne du singulier. Dans le cas d’une biographie enchaînée (lorsque plusieurs narrateurs racontent), les narrateurs partagent leurs souvenirs l’un après l’autre.
J’ai vécu toute ma vie dans le village où je suis né.
le point de vue omniscient : dans ce cas, vous êtes le narrateur. Les souvenirs de vos biographiés sont partagés à la troisième personne du singulier. Ce point de vue assure de recontextualiser les évènements, si nécessaire. Cette pratique tend a romantiser une biographie.
Il a vécu toute sa vie dans ce village où il est né.
l’écrivain narrateur : pour ce point de vue, vous êtes le narrateur. Le récit s’écrit à la deuxième personne du singulier (ou du pluriel), en s’adressant directement au biographié. Il s’agit d’un style assez peu commun, mais qui peut être intéressant à utiliser, surtout si la biographie est une commande du biographié.
Tu as vécu toute ta vie dans ce village où tu es né.
Encore une fois, qu’importe le style choisi, ce qui compte est de s’y tenir. Il est crucial de toujours vous adresser de la même manière au lecteur.
Retranscrire les émotions en filigrane
Rien de tel, lorsque l’on écrit une histoire de famille émouvante, que de faire passer des émotions. Qu’il s’agisse d’émotions à provoquer chez le lecteur, ou bien de partager les émotions du narrateur, tout est une question de finesse.
Pour manier l’art des émotions, voici quelques conseils :
- varier les descriptions ; selon le point de vue choisi en amont, il est possible de décrire un visage qui s’illumine, une voix qui tremble, des yeux qui s’embrument… Pour un récit à la première personne du singulier, pensez à la mise en abyme de la description.
- choisir ses mots ; un dictionnaire des synonymes est votre meilleur ami pour appuyer sur les détails.
- impliquer le lecteur ; lors d’un récit fictif, l’auteur propose aux lecteurs de s’identifier au personnage principal. Dans le cas d’une biographie, les lecteurs lisent l’histoire d’un de leurs proches. ils sont, de fait, plus impliqués.
Écrire l’histoire de sa famille est un voyage riche en découvertes et en émotions. En suivant les conseils présentés dans cet article, vous serez en mesure de créer un récit structuré et captivant qui fera vibrer vos lecteurs. Gardez toujours en tête la vision globale de votre projet, n’hésitez pas à ajuster votre plan au fil des souvenirs collectés, et choisissez soigneusement le temps et le point de vue de votre narration pour rester cohérent. Enfin, n’oubliez pas de prêter une attention particulière aux émotions, véritables piliers d’une histoire de famille émouvante. En variant les descriptions et en choisissant les mots justes, vous pourrez transporter vos lecteurs dans l’univers unique de votre famille. Alors, lancez-vous sans hésitation dans cette belle aventure d’écriture et laissez votre plume raconter les histoires qui composent votre héritage familial. Bonne écriture et surtout, profitez de chaque moment de ce voyage au cœur de vos racines.
