Mathieu Blanchard, une vie d’aventure.
Une plage de Guadeloupe au début des années 1990 ; un parc sportif de Montréal ; une plage déserte sur une île de l’océan Pacifique ; une auberge en Polynésie ; une course de quartier dans les rues de Chamonix ; autant de lieux, autant d’aventures, une seule personne.
Tout commence sur la plage de Malendure dans la commune de Bouillante, en Guadeloupe, au début des années 1990. Sur la plage au sable fin, face à l’eau turquoise des caraïbes, une famille s’installe. Les Blanchard, moniteurs de plongée issus du continent, débarquent sur l’ile papillon avec un petit garçon, Mathieu. La vie est alors rythmée par la nature, par les conditions de mer, l’observation du monde marin. Très vite, l’enfant progresse au point d’être autonome pour construire ses cabanes, pour plonger, pour faire corps avec la nature.
Quelques années plus tard, de retour sur le continent, il est temps de choisir une orientation professionnelle. Mathieu deviendra ingénieur. Et aussi moniteur de plongée. La vie, la vraie, pour Mathieu elle se passe sous l’eau. Dans cette immensité bleue, peuplée par des miliers d’espaces et tant d’autres encore inconnues. La vie près de l’océan, dans l’océan, est une évidence. Enfin, c’est ce qu’il croit.
Une opportunité professionnelle plus tard, Mathieu se retrouve aux antipodes de sa plage guadeloupéenne et des couleurs de l’archipel. Il prend son poste d’ingénieur dans une entreprise québécoise. Travail, soirées arrosées, télé, sa vie change du tout au tout. À ce nouveau quotidien s’ajoute le manque de l’océan et de ses conditions de vie. Un cercle un peu vicieux s’installe, une descente vers un mode de vie peu sain.
Face à son corps qui change et sa forme qui baisse, après un changement dans sa vie personnelle, Mathieu prend les devants. Il remonte la pente, se défiant physiquement. Il choisit la course à pied, se faisant la promesse que jamais de la vie il ne deviendra ce coureur en tenue fluo, dehors par toutes les conditions météorologiques. Ce sport est tellement bête, pense-t-il, tellement simple. Quelle claque pourtant. Sans entraînement et en manque de forme, il peine énormément à faire ses premiers joggings. Mais, Mathieu est un homme de défi qui ne recule devant aucun obstacle. Il se fixe alors un objectif, pour être certain de se tenir à son entraînement. Le jour de son défi arrive, il s’élance et termine le marathon de Montreal. Quelques mois ont suffi à le remettre sur pied. À peine quelques semaines pour se créer une passion, une nouvelle voie.
La course à pied se fait de plus en plus prenante dans le quotidien de Mathieu. Si bien qu’il part au travail en courant. Façon de concilier vie professionnelle et vie sportive. Au Canada, comme dans le monde entier, à cette époque-là, les joggeurs changent de terrain de jeu. La course de sentier, le trail running, compte de plus en plus d’adeptes. Ce qui ne laisse par Mathieu indifférent.
C’est donc un peu par hasard, pour essayer, que Mathieu commence le trail. En quelques années, le novice s’octroie la deuxième place de l’UTMB, derrière un certain Kilian Jornet. Suivront le Marathon des Sables et un rêve à réaliser, la Diagonale des Fous.
Mais que s’est-il passé durant ces années, pour que l’ingénieur fêtard devienne l’un des meilleurs traileurs de la planète ? Mathieu Blanchard raconte tout dans son livre, une biographie qui fait courir.
